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L'entretien
du réseau du Métro de Paris s'effectue en grande partie la nuit durant
l'interruption du service, de 1 h 15 à 5 h 30.
Toutefois,
pour les travaux de renouvellement de voie de grande ampleur, comme
c'était le cas sur la ligne 7 l'été 2004, le trafic était arrêté en soirée
après 20 h 30, ce qui permettait d'avoir une plus grande amplitude de temps
disponible. Bien plus, pendant plusieurs mois, la ligne 6 était
coupée entre Raspail et Place d'Italie afin de procéder à une réfection
approfondie du viaduc.
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La voie, les
appareils de voie, la signalisation et les tunnels demandent un entretien
régulier. L'entretien de la voie et des ouvrages d'art du Métropolitain de
Paris est à la charge du parc et ateliers de la Villette depuis 1931.
L'entretien systématique inclut aussi l'utilisation du train aspirateur,
les trains meuleurs (le meulage des rails pallie le problème d'usure
ondulatoire), ou même la chauleuse dans le passé, (mais le
chaulage est de nouveau pratiqué comme sur la ligne 10 tout récemment).
Etant donné le
peu de temps disponible durant la nuit, les appareils de voie sont montés
"à blanc" aux ateliers de la Villette puis assemblés ensuite sur le
réseau, technique permettant de gagner du temps lors de la pose sur le
chantier et d'éviter des erreurs : c'est une technique également pratiquée
aux ateliers de Moulin Neuf, pour la SNCF où les aiguillages spéciaux, en
particulier pour le TGV, sont toujours montés à blanc en atelier avant
d'être posés sur le terrain.
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Ci-contre : tracteurs TMA aux ateliers de la
Villette en septembre 2006.
Cliché Patrick
Rimbert / 2006
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Départs vers les
chantiers.
Peu après 0 h 30, aux
ateliers de la Villette, les convois de nuit
vont emprunter le raccordement vers la ligne 7 et se diriger vers leurs
chantiers respectifs afin de procéder aux interventions prévues. Chaque
nuit, du lundi au vendredi, après le passage du "balai" (le plus souvent),
une vingtaine de rames s'engouffrent sur le réseau. Les convois sont
préparés (chargement etc...) durant la journée. Parfois, les trains de
travaux sont garés pour une journée sur le réseau et ne retournent pas
systématiquement aux ateliers de la Villette le matin même.
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Ambiance "travaux de nuit"
tard en soirée à la Villette. Une batterie de trains de travaux est
prête à s'engouffrer dans le réseau pour atteindre les differents
chantiers.
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Passage à la station Louis
Blanc "à fond parallèle" lors de la descente de la ligne 7.
Prochain arrêt ? La station Monge pour "attraper" le raccordement vers
la ligne 10 !
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Tracteur de manœuvre T.85. |
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Cliché François Lichtenberg / 1982
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Chantiers &
travaux.
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Protéger le
chantier contre un retour imprévu du courant.
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Mise en
place d'un nouveau rail. |
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Soudure des rails.
La soudure des rails par aluminothérmie
s'effectue selon les étapes suivantes :
Un creuset, ayant le profil
du rail, est placé là où la soudure doit être faite (voir la première photo
ci-dessous). Ce creuset qui est conçu pour résister à de très hautes
températures, contient un mélange d'aluminium et d'oxyde de fer sous forme
de poudre. Par chauffage, ce mélange produit une haute température (réaction
exothermique / voir la troisième photo ci-dessous) et l'on obtient de l'acier
en fusion et de l'oxyde d'aluminium liquide (corindon).
Ensuite, le principe est le
suivant : l'acier ayant une densité plus forte que celle de l'aluminium,
l'acier en fusion se retrouve au fond du creuset et va remplir l'espace
entre les extrémités des deux rails et permettre la soudure par fusion
(température voisine de 2000 °C). Le corindon reste en surface.
Une fois la soudure
refroidie, il n'y a plus qu'à
démouler et trancher l'excédent de métal (quatrième photo ci-dessous). La
soudure sera ensuite meulée selon le profil du rail de manière à ne pas
créer de choc lors du passage des roues (continuité géométrique).
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Préparation d'une soudure
à l'aluminothérmie.
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Le creuset est prêt pour
la soudure.
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"Le feu d'artifice" : la
réaction exothermique.
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Ebarbage de la soudure.
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché Roger Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Train meuleur SPENO
en action.
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TM.205
SPENO INTERNATIONAL SA.
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Le train
meuleur en action à Havre-Caumartin ligne 3 en 1982.
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TM.205 |
A bord du
TM.205 ... obscurité,
feu, bruit et poussière !
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Cliché François Lichtenberg / 1982
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Cliché François Lichtenberg / 1982
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Cliché François Lichtenberg / 1982
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Cliché François Lichtenberg / 1982
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Renouvellement du
ballast.
Renouvellement du ballast
sur une voie de la ligne 2 (section aérienne). Une telle opération est "une
course contre la montre". Un travail en temps réel, des individus qui
clairement aiment leur travail et qui ne "chôment" pas. Dès l'arrivée du
convoi Sprague sur le chantier, le travail commence ou continue sachant que
d'ici 4 heures environ le service voyageur doit reprendre sur la ligne. Le
Métro ne dort presque jamais, à part les nuits de samedi et dimanche.
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché François Lichtenberg / 1983
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Cliché Roger Lichtenberg / 1983
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